[Guide pratique] Processus de vente B2B : étapes, benchmarks et conseils pratiques pour vendre plus

Publié le
4/29/2025
par
Amelie
Berjaud
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Table des matières

Besoin de rendez-vous qualifiés ?

Voici la solution !

Dans le B2B, quatre opportunités sur cinq n'aboutissent pas, et seuls 30 % des commerciaux atteignent leurs objectifs (HubSpot). Dans la majorité des cas, le problème n'est ni le produit, ni l'effort, ni le marché. C'est l'absence d'un processus de vente structuré, ou l'application bancale d'un processus que personne ne suit vraiment. 

Dans ce guide pratique, l’équipe de ReCom détaille les étapes, les outils, les benchmarks, les bonnes pratiques et les pièges à éviter dans votre processus de vente B2B.

Qu'est-ce qu'un processus de vente ?

Le processus de vente est la séquence d'étapes reproductibles et ordonnées que l’équipe commerciale suit pour faire passer un prospect du premier contact à la signature, puis au suivi post-vente. 

Chaque étape produit un livrable (une fiche de qualification, une proposition commerciale, un contrat signé…) et déclenche la suivante. Le processus fonctionne comme un protocole : il décrit qui fait quoi, à quel moment et selon quels critères l'opportunité avance, recule ou sort du pipeline.

La définition paraît évidente, et même intuitive, mais selon nos observations, environ une entreprise sur deux n’a pas vraiment de processus de vente formalisé. Un commercial enverra un devis après un appel de 10 minutes, un autre passera trois semaines en phase de découverte, un troisième se contentera de relancer une seule fois, etc. 

Et c’est un vrai problème, car le directeur commercial ou le chef d’entreprise ne pourra pas : 

  • Identifier l'étape exacte où les opportunités décrochent 
  • Concentrer les efforts de coaching sur les étapes défaillantes du processus de vente ;
  • Onboarder rapidement les nouvelles recrues sur un processus formalisé et éprouvé ;
  • Mesurer la performance de l'équipe sur des critères comparables.

💡 Le processus de vente et votre chiffre d'affaires

Les entreprises qui ont un processus de vente formalisé enregistrent une croissance supérieure de 18 % aux autres, selon une étude relayée par la Harvard Business Review (HBR).

Processus vs. cycle vs. méthodologie de vente : le lexique de ReCom

Ces termes sont parfois utilisés de manière interchangeable dans les équipes commerciales. La terminologie de la vente est particulièrement riche. Il serait dommage de ne pas en saisir les nuances, surtout que chaque terme apporte une dimension différente à la stratégie de vente : 

Processus de vente Cycle de vente Méthodologie de vente
Définition Les étapes à suivre
(prospection, qualification, closing…)
Le temps du processus de vente La méthode, voire « la philosophie » qui guide le comportement du commercial à chaque étape
La question à laquelle la notion répond « Que doit faire l'équipe commerciale ? » « Combien de temps entre le premier contact et la signature ? » « Comment s'y prendre à chaque étape ? »
Exemple 7 étapes, de la connaissance de l'offre au suivi post-vente 3 mois en moyenne pour un deal SaaS mid-market MEDDIC pour qualifier, Challenger pour présenter, etc.
Processus de vente
Définition
Les étapes à suivre (prospection, qualification, closing…)
La question à laquelle la notion répond
« Que doit faire l'équipe commerciale ? »
Exemple
7 étapes, de la connaissance de l'offre au suivi post-vente
Cycle de vente
Définition
Le temps du processus de vente
La question à laquelle la notion répond
« Combien de temps entre le premier contact et la signature ? »
Exemple
3 mois en moyenne pour un deal SaaS mid-market
Méthodologie de vente
Définition
La méthode, voire « la philosophie » qui guide le comportement du commercial à chaque étape
La question à laquelle la notion répond
« Comment s'y prendre à chaque étape ? »
Exemple
MEDDIC pour qualifier, Challenger pour présenter, etc.

[Checklist] Votre processus de vente est-il cassé ? Faites le test !

Passez votre processus de vente au crible, puis répondez aux questions de cette checklist. Si vous cochez plus de trois points, c’est que votre processus de vente est probablement à revoir.

0 / 10 signaux identifiés
  • Si vous demandez à deux de vos commerciaux de décrire les étapes du processus de vente, vous obtenez deux réponses différentes.
  • Des deals stagnent dans la même colonne du CRM (ou du tableau Excel) sans que personne ne les remette en question ou ne les sorte du pipeline.
  • Vous ne savez pas, à l'instant T, combien d'opportunités se trouvent à chaque étape du pipeline, ni leur valeur cumulée.
  • Vos prévisions de chiffre d'affaires à 90 jours se trompent régulièrement de plus de 30 %, à la hausse comme à la baisse.
  • Vos commerciaux passent plus de temps à chercher des contacts, à enrichir des fichiers et à rédiger des relances qu'à mener des conversations de découverte et de closing.
  • Quand un commercial quitte l'entreprise, ses opportunités en cours sont pratiquement perdues parce qu'aucun historique exploitable n'est consigné dans le CRM.
  • Personne dans l'équipe ne saurait dire (et prouver) pourquoi les deals perdus ont été… perdus.
  • Le chiffre d'affaires trimestriel repose sur deux ou trois gros deals plutôt qu'un flux régulier d'opportunités. Vous n'êtes jamais très loin d'un « trimestre raté ».
  • Les commerciaux envoient des devis sans avoir mené d'appel de découverte au préalable : ils proposent un prix avant de comprendre le besoin.
  • Aucune revue de pipeline n'est organisée de manière récurrente (hebdomadaire ou bimensuelle) entre les commerciaux et leur manager.
  • Le suivi post-vente dépend de la bonne volonté individuelle du commercial : certains clients reçoivent un appel à J+15, d'autres n'entendent plus jamais parler de vous.

Les 7 étapes du processus de vente B2B (et nos conseils pratiques)

Si vous avez coché plus de trois points dans la checklist, ce qui suit vous servira de feuille de route. Chaque étape du processus de vente est accompagnée de ses livrables, de ses outils, de ses KPI, des benchmarks du marché et de nos conseils pratiques.

1. La connaissance de l'offre et du marché

Avant de décrocher un téléphone ou d'envoyer un premier email de prospection, chaque commercial doit maîtriser trois choses : ce qu'il vend, à qui il le vend et en concurrence avec qui.

Malheureusement, c’est probablement l’étape la plus sous-estimée dans les entreprises qui n’ont pas une grande maturité commerciale. On l’expédie en moins de deux heures, souvent dans la phase d’onboarding. C’est une grosse erreur, car un commercial qui ne comprend pas en profondeur l’intérêt du produit mais aussi ses limites, part avec un gros handicap et ne réalisera probablement pas son objectif.

La connaissance de l’offre, c’est maîtriser : 

  • Les caractéristiques du produit de manière approfondie ;
  • La structure tarifaire et les marges de négociation ;
  • Tous les cas d’usage du produit constatés dans le portefeuille client ;
  • Les objections qui reviennent le plus en rendez-vous ;
  • Les cas où le produit n’est pas performant.

La connaissance du marché, elle, repose sur deux piliers :

  • Le profil client idéal (ICP) : secteur d'activité, taille d'entreprise, fonctions décisionnaires, signaux d'achat typiques. Autrement, le commercial prospectera « au feeling » et perdra du temps sur des comptes qui ne signeront jamais. 
  • Le paysage concurrentiel : qui sont les concurrents directs, comment ils se positionnent, quels sont leurs points forts et leurs faiblesses. 68 % des opportunités commerciales en B2B impliquent au moins un concurrent (The Growth Syndicate). Préparez des battlecards, ou fiches de synthèse par concurrent, à utiliser en rendez-vous (positionnement, prix et arguments de riposte).

Livrable de l'étape Fiche offre (cas d'usage, limites, tarifs, objections fréquentes) + 1 x battlecard par concurrent
Outil CRM (champ « concurrent identifié »), wiki interne, base de connaissances partagée ou chatbot IA basé sur la documentation de l'entreprise (RAG)
KPI Taux de réponse aux objections concurrentielles en rendez-vous (mesuré en revue de pipeline)
Qui participe Direction commerciale, marketing produit, commerciaux (retours terrain)
Fréquence de mise à jour Trimestrielle au minimum, immédiate en cas de changement tarifaire ou de lancement concurrent

2. La prospection commerciale

C’est, de loin, l’étape la plus chronophage et la plus redoutée : 42 % des commerciaux B2B estiment que la prospection est la partie la plus difficile de leur métier, devant le closing et la qualification (HubSpot, 2026). Ils y consacrent d’ailleurs 40 % de leur temps.

Sans flux régulier de nouveaux contacts qualifiés : 

  • Le pipeline s'assèche ; 
  • Les commerciaux tournent en boucle sur les mêmes comptes ; 
  • Le chiffre d'affaires devient imprévisible ; 
  • La performance commerciale reste fragile : l’avenir de l’entreprise est incertain.

Dans l’écrasante majorité des secteurs, la prospection commerciale se fait à la fois par téléphone, emailing, LinkedIn et pendant les événements (physiques ou à distance). L’approche omnicanale génère d’ailleurs jusqu’à 2,5 fois d’engagement en plus que la prospection monocanal (Sopro).

C’est un sujet vaste que nous avons traité dans le guide pratique : « Prospection commerciale : définition, techniques et outils pour trouver des clients ».

Livrable de l'étape Pipeline alimenté en opportunités nouvelles (leads qualifiés avec coordonnées, fonction et premier niveau d'intérêt)
Outil CRM (gestion du pipeline), outil de sales automation (séquences email + LinkedIn), outil d'enrichissement de fichiers
KPI Nombre de rendez-vous qualifiés générés par semaine, taux de conversion contact => rendez-vous, coût par rendez-vous
Benchmark Taux de réponse moyen en cold email B2B : environ 5,8 % (2025), entre 10 et 15 % des contacts argumentés aboutissent à un rendez-vous.
Qui participe ? Commerciaux (ou business developers externalisés), growth marketer, direction commerciale (validation du ciblage)

Cas client

Comment nous avons généré 305 RDV qualifiés pour Janus Engineering

305 RDV qualifiés
167 Jours de campagne
B2B Industriels ciblés

ReCom a déployé une campagne de prospection multicanale (email, LinkedIn et téléphone) pour alimenter les commerciaux de JANUS Engineering en rendez-vous qualifiés auprès d'industriels des secteurs aéronautique, automobile et plasturgie, sur les solutions de digitalisation Siemens NX.

3. La qualification des opportunités

Qualifier, c'est décider si une opportunité mérite d'avancer dans le pipeline ou s’il faut l’abandonner. Dans un monde idéal, on traiterait toutes les opportunités… mais la ressource commerciale est rare et chère. Il faut donc choisir ses batailles, surtout quand on sait qu’environ 85 % des leads transmis aux commerciaux ne passent pas le filtre de la qualification.

La décision (oui/non) doit reposer sur des critères formalisés dans le processus de vente : 

  • Le prospect a-t-il un besoin que l'offre peut résoudre ? 
  • Dispose-t-il d'un budget (ou peut-il en créer un) ? 
  • Qui, dans l’entreprise visée, détient le pouvoir de signer ? 
  • Et dans quel délai le projet peut-il aboutir ? 

Les commerciaux s’appuient généralement sur des méthodes de qualification pour décider s’il faut poursuivre un deal ou passer à autre chose. Nous avons résumé les méthodes les plus utilisées en entreprise dans le tableau suivant.

Méthode Explication de l'acronyme Cas d'usage Principale limite
BANT Budget, Authority, Need, Timeline Ventes B2B à cycle court (< 2 mois), panier moyen < 25 k€, 1 à 2 interlocuteurs Trop superficielle pour les ventes complexes et les budgets « volatils » : un prospect qui « n'a pas de budget » au premier appel peut signer 3 mois plus tard
CHAMP Challenges, Authority, Money, Prioritization Ventes consultatives où le pain point du prospect pèse plus que le budget dans la décision Manque de granularité sur le processus de décision interne des grandes entreprises
MEDDIC Metrics, Economic Buyer, Decision Criteria, Decision Process, Identify Pain, Champion Ventes complexes, cycle > 3 mois, panier > 50 k€, comité d'achat de plus de 5 personnes Demande une grosse formation et un coaching régulier pour être appliquée correctement
SONCAS Sécurité, Orgueil, Nouveauté, Confort, Argent, Sympathie Identification des leviers psychologiques d'achat, en complément d'une méthode de qualification Ce n'est pas à proprement parler une méthode de qualification, mais une grille de lecture des motivations d'achat

💡
L'œil de ReCom

Si vous ne savez pas quelle méthode choisir, utilisez BANT comme filtre rapide au premier appel par le SDR, puis basculez vers MEDDIC pour la suite. Attention : la qualification n'est pas interrogatoire. L'idée n'est pas d'enchaîner les questions. Il faut un certain talent oratoire et beaucoup d'intelligence sociale pour glaner les informations.

4. La découverte des besoins du prospect

La phase de qualification a tranché : le deal mérite d'avancer. Il faut à présent comprendre la situation du prospect avec assez de profondeur pour construire, à l'étape suivante, une proposition qui colle à sa réalité.

La phase de découverte consiste généralement en un rendez-vous de 30 à 45 minutes. Le commercial doit en ressortir avec quatre informations :

  1. Un approfondissement du problème que le prospect cherche à résoudre, formulé dans ses propres mots (pas dans le jargon de votre offre)
  2. Les conséquences de ce problème sur son activité : perte de temps, perte de revenus, risque opérationnel, etc. ;
  3. Les parties prenantes impliquées dans la décision ;
  4. Les critères sur lesquels le prospect comparera les solutions qu’il envisage.

Pour obtenir ces informations, le commercial doit préparer le rendez-vous en amont : consulter le site de l'entreprise, le profil LinkedIn de l'interlocuteur, les actualités (levée de fonds, recrutement, lancement de produit…) et l'historique des interactions dans le CRM. L’IA est très utile pour agréger toutes ces sources.

À la fin du rendez-vous, le commercial consigne un résumé dans le CRM : problème identifié, enjeux chiffrés si possible, interlocuteurs à impliquer et prochaine étape convenue avec le prospect (date et format).

💡
L'œil de ReCom

Pendant l'échange, le ratio à viser est d'environ 60 % d'écoute pour 40 % de parole côté commercial. Les questions doivent être majoritairement ouvertes, car les questions fermées relèvent plutôt de la qualification. Ne passez pas trop vite au mode « pitch » pour ne pas perdre l'intérêt de votre interlocuteur.

Livrable de l'étape Compte-rendu de découverte dans le CRM (problème, enjeux, décisionnaires, critères de choix, prochaine étape convenue)
Outil CRM (champs de découverte), outil de prise de notes ou d'enregistrement d'appel (Feedae, Modjo, etc.)
KPI Taux de conversion découverte => proposition envoyée, durée moyenne de la phase de découverte
Benchmark Un rendez-vous de découverte dure entre 30 et 45 minutes.
Qui participe ? Commercial (pilote l'échange), parfois un avant-vente ou un profil technique selon la complexité de l'offre

5. La présentation de l'offre et le traitement des objections

Toute l'information collectée dans la phase de découverte converge ici : le commercial doit formuler une proposition qui répond au problème du prospect, dans ses termes, avec ses enjeux chiffrés et ses critères de décision. 

Ne cédez pas à la tentation de dérouler un pitch générique bardé d’avantages et de fonctionnalités : selon Forrester, seuls 13 % des acheteurs B2B estiment que les commerciaux démontrent une bonne compréhension de leurs enjeux métier. 

Croisez votre proposition de valeur et le besoin formulé par votre prospect. C’est la clé pour doper le taux de conversion prospect => client payant. Enrichissez la proposition avec de la preuve (cas client comparable idéalement).

Votre proposition doit être pensée pour « voyager » au-delà de la salle de réunion… notamment pour convaincre le directeur financier : 79 % des achats B2B nécessitent l'approbation du DAF (TrustRadius).

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L'œil de ReCom : les objections

C'est le sujet qui crispe la plupart des commerciaux. Mais en réalité : 60 % des acheteurs disent « non » au moins quatre fois avant d'accepter une offre (Invesp), et les deals où le prospect soulève des objections affichent un taux de closing supérieur d'environ 30 % (GTMnow), à condition que l'équipe soit entraînée à les traiter. Une objection est un signal d'intérêt. Et la meilleure réponse, c'est une question pour creuser plutôt qu'une posture de justification.

Livrable de l'étape Proposition commerciale personnalisée + objections et réponses consignées dans le CRM
Outil CRM, outil de création de propositions (PandaDoc, Qwilr…), outil d'enregistrement d'appels (Feedae, Modjo…)
KPI Taux de conversion proposition => négociation, délai moyen entre envoi et première réponse du prospect
Benchmark Taux de closing moyen en B2B : entre 20 et 25 % (Salesforce). Au-delà de 21 jours sans réponse, le taux de closing chute de 70 %
Qui participe ? Commercial, avant-vente ou expert technique si nécessaire, direction commerciale (validation des conditions hors barème)

6. La négociation et le closing

Le deal a passé la présentation, le prospect n'a pas dit « non » : il faut maintenant s'entendre sur les conditions et signer. Accélérer pour que l’opportunité ne vous échappe pas ? Ce n’est pas la bonne approche. Vous enverrez le mauvais signal, et le service Achats ou compliance du prospect n’apprécierait pas (si c’est un grand compte). 

La phase juridique et achats représente à elle seule 35 à 40 % de la durée totale du cycle dans les grandes entreprises. La négociation B2B se joue sur trois leviers :

  • Le prix et les conditions commerciales (remise, échelonnement, durée d'engagement…) ;
  • L'alignement des parties prenantes internes chez le prospect : les achats B2B impliquent en moyenne une dizaine de personnes côté acheteur (6Sense, 2025) ;
  • Le timing : 86 % des achats B2B connaissent au moins un blocage en cours de route.

💡
L'œil de ReCom : l'art du closing

80 % des ventes se concluent après au moins cinq relances post-RDV (Brevet). Le closing n'est donc pas un moment unique, c'est plutôt une séquence. Et les deals qui arrivent en phase de négociation affichent un taux de conversion d'environ 85 % vers la signature (Optifai, 939 entreprises analysées). Autrement dit, si la qualification et la découverte ont été bien menées, il y a peu de chances de perdre le deal à la négociation. Conseil pratique : préparez des clauses alternatives pour ne pas improviser si la proposition initiale suscite des remous. Exemple de scénario de repli : remise volume contre engagement plus long.

Livrable de l'étape Contrat signé (ou bon de commande validé) + conditions négociées documentées dans le CRM
Outil CRM, outil de signature électronique (DocuSign, Yousign…), outil de gestion de propositions commerciales
KPI Taux de conversion négociation => signature, durée moyenne de la phase de négociation, taux de remise moyen accordé
Benchmark Cycle moyen : 1 à 3 mois en PME, 3 à 6 mois en mid-market, 6 à 12 mois en grande entreprise. Taux de closing global en B2B : environ 21 % toutes opportunités confondues (HubSpot).
Qui participe ? Commercial, direction commerciale (validation des conditions hors barème), juridique ou administration des ventes si nécessaire

7. Le suivi post-vente et la fidélisation

Vous avez remporté un beau succès, mais le processus de vente ne s’arrête pas à la signature du contrat. Un client conservé coûte 5 à 7 fois moins cher qu'un client acquis, et une augmentation de 5 % du taux de rétention peut faire grimper les profits de 25 à 95 %.

La qualité du suivi dans les jours qui suivent la vente va donner le « la » de la relation : 

  • Onboarding du client : formez-le à votre produit ou service, fixez les jalons de démarrage et identifiez un interlocuteur dédié côté client ;
  • Points de suivi réguliers : un appel ou un bilan, par exemple à J+15, J+45, puis trimestriel, pour détecter les insatisfactions avant qu'elles ne deviennent des motifs de résiliation ;
  • Détection des opportunités d'upsell et de cross-sell.

Et le plus important : vos clients sont aussi votre meilleur canal d’acquisition. Si un de vos clients vous recommande auprès d’une entreprise, vous avez 26 % de chances de conversion en plus par rapport à la prospection classique.

Livrable de l'étape Plan d'onboarding client + calendrier des points de suivi récurrents consigné dans le CRM
Outil CRM (suivi post-vente, alertes automatiques), outil NPS ou enquête de satisfaction (HubSpot, Typeform…), outil de support client si nécessaire
KPI Taux de rétention client, taux de churn, NPS, taux d'upsell/cross-sell sur la base installée
Benchmark En B2B, si votre taux de renouvellement est inférieur à 80 %, il faut investiguer l'expérience client (Siècle Digital).
Qui participe ? Commercial (maintient la relation), Customer Success Manager ou chargé de compte si l'entreprise en dispose, direction commerciale (revue trimestrielle des comptes)

L'IA dans le processus de vente : ce qui marche vraiment en 2026

Plus de deux-tiers des entreprises B2B utilisent déjà l'IA dans la fonction commerciale, et les équipes outillées par l’IA sont 3,7 fois plus susceptibles d'atteindre leur objectif (Salesforce, 2026). Mais attention : environ 30 % des projets d'IA générative sont abandonnés après la phase pilote, faute de données propres ou de valeur métier démontrée.

Cas client

Comment nous avons généré 41 RDV pour une offre de diagnostic IA à 750 € HT

41 RDV qualifiés
60 Contacts positifs
3 mois De campagne

ReCom a mené une campagne de prospection multicanale (email, LinkedIn et téléphone) à raison d'un jour par semaine pour permettre aux co-fondateurs d'IA Ventures de présenter leur diagnostic IA « Smart Diag » à 750 € HT auprès de dirigeants et de responsables innovation. En 3 mois, la campagne a généré 41 rendez-vous qualifiés et 60 contacts positifs sur une cible de décideurs.

Voici les cas d'usage où l’IA a fait ses preuves dans le processus de vente : 

  • Prévision des ventes. Les prévisions assistées par l'IA atteignent environ 79 % de précision, contre 51 % avec les méthodes traditionnelles (Salesforce). Mais tout se joue dans la qualité des données de votre CRM.

  • Intelligence conversationnelle. Des outils comme Feedae ou Modjo enregistrent et analysent vos appels de vente : ratio parole/écoute, objections soulevées, mentions de concurrents, signaux d'achat, etc. C’est un excellent investissement pour le coaching et la montée en compétence.

  • Enrichissement et scoring des leads. L'IA croise des dizaines de variables (firmographiques, comportementales, signaux d'intention) pour prioriser les prospects qui ont la plus forte probabilité de convertir.

  • Rédaction et personnalisation des séquences outbound. L'IA génère des premiers jets d'emails, des relances et des accroches LinkedIn adaptées au profil du prospect. Le commercial et le marketing restent indispensables pour valider le ton et la pertinence du message.

  • Automatisation du CRM. Résumés d'appels, mise à jour des champs, création de tâches de suivi : l'IA élimine une bonne partie de l'administratif qui plombe le temps de vente.

💡
L'œil de ReCom : s'il ne fallait qu'un seul investissement IA dans votre processus de vente

En dehors des chatbots généralistes type ChatGPT et Claude que vos commerciaux utilisent probablement déjà, l'outil à plus fort impact est la conversation intelligence. Chaque commercial récupère environ 4 heures par semaine sur la prise de notes et la mise à jour du CRM. Mais surtout, certaines équipes rapportent un doublement de leur taux de conversion après déploiement, parce que le manager peut enfin identifier factuellement ce que font les meilleurs commerciaux (ratio parole/écoute, type de questions posées, traitement des objections) et le répliquer sur toute l'équipe.

Les 6 erreurs qui cassent votre processus de vente B2B

La première erreur est aussi la plus coûteuse : ne pas avoir de séquence de relance formalisée. Comme expliqué plus haut, 80 % des ventes B2B nécessitent au moins cinq relances après le premier contact, mais 92 % des commerciaux abandonnent avant la quatrième, et donc si près du but (Invesp). C’est un énorme manque à gagner.

Voici les six autres erreurs dans le processus de vente que nous observons régulièrement :

  • Pitcher avant de comprendre. Les commerciaux qui posent entre 11 et 14 questions de découverte au premier appel convertissent mieux que ceux qui en posent moins de 8 (Gong Labs, 2025).

  • Ne parler qu'à un seul interlocuteur. Les deals multi-interlocuteurs (3 contacts et plus) closent 2,4 fois mieux (Salesmotion). Si votre seul contact change de poste, l'opportunité part avec lui.

  • Laisser des deals fantômes dans le pipeline. Ces opportunités figées au même stade depuis des semaines vont forcément fausser vos prévisions et vous exposer à de mauvaises surprises à moyen terme. Fixez des règles de sortie automatique.

  • Piloter à l'activité au lieu du résultat. Il y a certains KPIs qui rassurent… artificiellement. C’est le cas des indicateurs de productivité : nombre d’appels passés, emails envoyés, etc. Ils sont utiles pour évaluer l’activité de la force de vente, mais pas pour évaluer le business.

  • Ne pas analyser les deals perdus. C'est dans les défaites que se trouvent les vrais leviers d'amélioration. Demandez systématiquement au prospect pourquoi il n'a pas signé (dans la mesure du possible).

💡
L'œil de ReCom

Organisez une revue de pipeline récurrente (hebdomadaire ou bimensuelle, selon le volume de deals actifs) entre chaque commercial et son manager. L'ordre du jour tient en trois questions par deal : quel est le prochain engagement du prospect (date et format) ? Qui d'autre que votre contact principal est impliqué dans la décision ? Quel événement déclencheur pourrait accélérer ou tuer le deal ? Les entreprises qui consacrent au moins trois heures par mois à la gestion du pipeline par commercial enregistrent 11 % de croissance de revenus en plus (Harvard Business Review).

Faut-il externaliser son processus de vente ?

Tout le processus de vente ? Non. Une partie ? Probablement ! Vos commerciaux sont plus utiles en rendez-vous de découverte et en closing qu'au téléphone à décrocher des premiers contacts. Si votre équipe passe plus de temps à chercher des prospects qu'à les convaincre, la question de l'externalisation de la prospection doit se poser. Et ce n’est pas le seul argument : 

  • La pénurie de profils commerciaux est structurelle. Il manque plus de 200 000 commerciaux en France (Michael Page), et plus d'un recrutement sur deux est jugé difficile par les employeurs ;
  • Le turnover est omniprésent : 36 % des commerciaux recrutés quittent leur poste dans les 12 premiers mois (Mercer/Hays) ; 
  • Le coût d'un recrutement raté dans la fonction commerciale est estimé entre 150 000 et 200 000 € (Call of Success) ;
  • La montée en compétence prend du temps : il faut en moyenne 10,5 mois pour qu'un commercial devienne pleinement productif (IRC). 

Chez ReCom, nous prenons en charge la prospection pour que vos commerciaux se concentrent sur la découverte et le closing. Un business developer expérimenté porte votre discours, appelle vos cibles, relance sur LinkedIn, envoie des emails personnalisés et fixe les rendez-vous directement dans votre agenda. Nous vous proposons trois formules : 

  • Prospection digitale (à partir de 1 290 €/mois, sans engagement) : cold email, LinkedIn, A/B testing, chef de projet et growth marketer dédiés ; 
  • Prospection téléphonique (à partir de 1 690 €/mois) : cold call, relances personnalisées, business developer formé à votre offre ; 
  • Prospection multicanale premium (à partir de 2 490 €/mois) : les trois canaux combinés, trois experts dédiés, dashboard interactif et pilotage par KPI.

FAQ

Obtenez des leads et des rendez-vous qualifiés

Prospection
Digitale

À partir de
1290€/mois
Sans engagement
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LinkedIn
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Suivi hebdomadaire avec reporting
IA intégrée

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À partir de
1690€/mois
Sans engagement à partir de 8 journées
Business Developer dédié
Prise en main de votre fichier qualifié
Téléprospection / cold call
Relances personnalisées
Travail dans vos outils
Coaching du Business Developer par nos équipes
Suivi hebdomadaire, reporting et points réguliers

Prospection Multicanale
Premium

À partir de
2490€/mois
Sans engagement à partir du 3e mois
3 experts dédiés : Chef de Projet, Growth Marketer, Business Developer
Cadrage stratégique et segmentation des cibles
Constitution et validation du fichier
Cold email
LinkedIn
Cold call et relances
A/B testing des approches
Espace client et dashboard interactif
Suivi hebdomadaire avec reporting
IA intégrée
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